Pourquoi mon changement alimentaire plafonne-t-il ?

Vous avez mis en place le dernier régime à la mode, la recette miracle qui a fait perdre 10 kg à votre voisine, une éviction du gluten, vous ne mangez que des aliments rouges, que des jus de légumes, que du cru, paléo, low-carb…

Vous avez connu un regain d’énergie qui vous a fait du bien, une digestion améliorée, un sommeil plus réparateur, perdu du poids…

Et pourtant… Après quelques semaines, vos progrès plafonnent… Pire, vos vieux symptômes reviennent… On a tous connu ça ! Pourquoi ? Voici quelques pistes.

Une problématique peut avoir plusieurs causes

Par exemple, une mauvaise digestion peut venir d’un foie surchargé, d’intolérances alimentaires, d’une dysbiose intestinale… Ou encore des migraines peuvent survenir suite à des problèmes de glycémie, de thyroïde, d’hormones sexuelles, de foie intoxiqué (par quoi d’ailleurs ? Il peut s’en passer des choses au niveau du foie !)…

 ⇒ Il faut regarder de plus près voire changer d’approche car si nos progrès stagnent, il y a quelque chose qui cloche. Ne nous enfermons pas dans une pratique pendant des semaines si nous avons des doutes.

La solution proposée ne correspond pas à vos besoins

La métaphore courante est celle d’une voiture : on ne met dans son réservoir ni de l’eau, ni aucun autre carburant si ce n’est celui pour lequel elle a été conçue. Pour le corps, c’est le même principe. A terme, vous vous fatiguez, vous ne vous ressourcez plus car votre corps n’a pas les éléments qu’il préfère pour fonctionner, ceux pour lesquels il est vraiment fait. En bref, il bricole avec ce qu’il peut. Des problèmes nouveaux peuvent d’ailleurs surgir par voie de conséquence : inflammation, carences et subcarences, troubles hormonaux… qui viennent alourdir le tableau et brouiller les pistes !

⇒ Faisons attention aux sirènes de la mode : par exemple, ce qui a marché pour cet·te auteur·e de ce best-seller n’est peut-être pas ce dont NOUS avons besoin, et ce dont nous avons besoin est peut-être même à l’opposé.

Vous ne réglez pas l'entièreté du problème

Par exemple, vous retirez un aliment de votre assiette, mais négligez l’aspect ressourcement par l’alimentation qui aide à relancer le corps. Au moindre écart, vous dégringolez de nouveau.

Ou encore, vous n’êtes que partiellement soulagé car les autres piliers de la santé que sont la gestion du stress, le mouvement, l’oxygénation et la complémentation ne sont pas pris en compte.

⇒ Pensons approche globale pour soutenir le corps dans ses processus, apaiser ce qui doit l’être, lui permettre de fonctionner au mieux.

Conseils pour un changement alimentaire réussi

Pour moi, nous ne pouvons nous jeter tête baissée dans un régime pauvre en ci, high-ça ou une cure de détox de tel organe sans connaître la cause car nous courrons le risque que ça soit pas adapté à nos besoins et que, au final, ça nous fasse plus de mal que de bien. Attention aux mirages des internets notamment.

Pour réussir notre changement alimentaire :

  • Mettons les choses en place avec sagesse : testons une quinzaine de jours maximum.
  • Observons nos ressentis et notre état régulièrement pendant un changement : ai-je de l’énergie ? Suis-je d’humeur égale ? Ai-je un bon sommeil ? Ai-je plus faim qu’avant ? Etc.
  • Si ça ne va pas, alors faisons machine arrière et changeons d’approche. Si vos soucis perdurent, sachez que ce n’est pas de la détox, car cette dernière ne dure que quelques jours.
  • Connaissons-nous : consultons un·e professionnel·le de santé averti·e qui pourra vous guider si besoin. Faisons établir notre profil alimentaire afin d’aligner au mieux notre alimentation sur notre santé. L’aide d’un oeil extérieur peut aider à cibler ce qu’il faut plutôt que d’enchaîner les tentatives qui ne nous correspondent pas vraiment ou qui ne font que survoler la problématique de fond.
Photo by Samuel Austin on Unsplash

Un commentaire ? Une question ? Envoyez-moi un mail ici 🙂